Celle-là, je l’avais en tête depuis un moment déjà. Une balade simple, d’environ 9 km avec un D+ modeste de près de 200 m ; on part du bas, depuis le camping, puis on monte à travers les chênes, les hêtres, les châtaigniers et les bouleaux, on grimpe en pente douce vers l’extrémité ouest du coude que forme la roche (d’ailleurs, comment résister à cette roche composée, je l’apprendrai plus tard, de poudingue pourpré -une roche formée de galets et de graviers de quartz ? Poudingue pourpré, magnifique) et qui surplombe l’Orne assoiffée qui court gentiment une centaine de mètres plus bas. Le premier stop, la première pause fraîcheur, on la fera au sommet des Rochers de la Houle, notre terrain de jeu du jour, pour un 180° sur la campagne normande.



Sur le chemin, ce petit quadrupède nous autorise à passer.

Un dernier coup de cul nous fait déboucher sur la partie haute de la rando, un bitume ondulant entre prairies fatiguées par les canicules successives d’un côté et les spots de parapente dont personne, à cette heure matinale, ne décolle, de l’autre.
Puis c’est la descente, longue et brutale, qui fait grincer les genoux et qui martyrise les fessiers ; on passe par des hameaux accrochés aux coteaux, Sourdeval, le Haut du Vey, La bruyère. Puis de nouveau un casse-pattes de 3 bornes (ressenti 17) qui dégringole vers le retour, un terrain mauvais et piégeux, fait de cailloux traîtres et de racines sournoises, et qui flirte parfois dangereusement avec le vide ; mais c’est tellement beau qu’on n’entend plus nos mollets siffler. Au loin, le viaduc du Vey passe au-dessus de l’Orne à grandes enjambées.

Et nous voilà de retour, hélas sans passer par le viaduc ; qu’à cela ne tienne, on décide d’y revenir plus tard dans la journée, et d’y prendre quelques images.


